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Le Printemps de Bourges et la Maison de la Culture de Bourges s'associent pour proposer aux festivaliers, pendant quatre jours, une sélection cinématographique élaborée autour des relations entre musique et cinéma. Des avant-premières et conférences rythment cette programmation.

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1954-2004 : De Elvis à la tekno, cinquante ans de musiques populaires au cinéma

Lorsque l'on examine la programmation de l'édition 2004 du Printemps de Bourges, ce qui frappe c'est sa diversité stylistique. Difficile d'y décéler ce que la presse appelle habituellement un tendance forte. Cette année le Printemps ne sera ni dominé par l’électro, le hip-hop, le rock néo-punk, la vague reggae, world ou la nouvelle chanson réaliste française, etc.. En réalité, on trouve toutes ces tendances et même un nombre considérable d'autres dans la programmation.
La scène musicale d’aujourd’hui se nourrit de toute l'histoire de la musique populaire. Étape majeure de cette histoire, le rock a exactement cinquante ans. C'est en 1954 que le rock'n'roll est apparu, à travers la figure d'Elvis Presley, enregistrant dans les studios du label Sun, un mélange de musique noire et de hilbilly. D'abord américaine, cette culture est devenue le patrimoine commun de toute la planète, elle s'est développée en de multiples branches, à donné naissance à d’innombrables styles et à des déclinaisons nationales, régionales et locales. Dans le dernier tiers du siècle précédent, les cultures hip-hop et électroniques ont encore étendu le champ des possibles et ont entrainé des mutations techniques et artistiques importantes. Puis, ces genres ce sont à leur tour diversifiés et hybridés avec d'autres.
Le cinéma a beaucoup de point commun avec la popular music.
A leurs débuts, les chanteurs rock étaient un peu les enfants de James Dean et de Marlon Brando. Rapidement, le cinéma a attiré à lui les artistes rock, qu’il s'agisse d'en faire des acteurs ou actrice ou d’écrire la musique des films. Au fur et à mesure que le temps et les généartions passaient, les cinéastes devenaient de leur côté des fans de rock et réalisaient des films dans lequel la musique qu’ils (elles) aimaient jouait un rôle important.
D'autre part, il existe aussi une autre similitude. La culture musicale populaire repose, tout comme le cinéma, sur l’enregistrement. Les deux domaines attachent une grande importance au studio d'enregistrements et aux outils qui les composent. L'électricité y règne. Les groupes de pop, les DJ et les réalisateurs de films passent de très nombreuses heures devant leurs consoles, à régler leur niveau, à mélanger, à colorer, à assembler. C’est avec ces machines, qu’ils (elles) construisent leurs histoires. Au cinéma comme sur disque, l'interprète devient immortel ; une fois gravée sur un support, sa performance est sauvée. Elle restera intacte et pourra être redécouverte par les générations suivantes ou passer en boucle, pour notre plus grand plaisir, dans notre salon.

Ce petit cycle de huit films, agrémentés de présentations et de deux causeries, passe en revue quelques moments importants de ces cinquante ans de musique populaire et la façon dont le cinéma a capté ce demi-siècle.
Pour mieux saisir les racines de cette saga, le cycle inclut deux films portant sur les origines du rock.


François Ribac
(compositeur, auteur de “L’avaleur de rock“, à paraître en octobre 2004 aux Editions La Dispute)